Spotkanie Ministrów Spraw Zagranicznych Francji i Polski (Paryż, 02/10/2014) [fr]

Francuski Minister Spraw Zagranicznych i Rozwoju Międzynarodowego Laurent Fabius spotkał się 2 października z polskim szefem MSZ Grzegorzem Schetyną. To była pierwsza wizyta zagraniczna Grzegorza Schetyny po objęciu przez niego funkcji ministra w nowym rządzie RP.

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Spotkanie obu ministrów było okazją, aby porozmawiać o stosunkach bilateralnych, omówić zbliżające się spotkania unijne, w szczególności szczyt dot. wzrostu gospodarczego i zatrudnienia przewidziany na 8 października oraz Rady Europejskiej, który odbędzie się 23 i 24 października.

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Tematami rozmowy Laurenta Fabiusa i Grzegorza Schetyny były także sytuacja na Ukrainie, w Iraku i Syrii.

„Rozmawialiśmy o Iraku i o Syrii, gdzie razem stawiamy czoła terroryzmowi i niesłychanemu barbarzyństwu ruchu pod nazwą Daech. Poruszyliśmy również kwestie afrykańskie. Co do wszystkich tych tematów, możemy powiedzieć, że nasze analizy są zbieżne i chcemy podążać w tym samym kierunku.”

Wspólna deklaracja Pana Laurent Fabiusa, Ministra Spraw Zagranicznych i Rozwoju Międzynarodowego Republiki Francuskiej i Pana Grzegorza Schetyny, Ministra Spraw Zagranicznych Rzeczypospolitej Polskiej – Wypowiedź Pana Laurent Fabiusa (Paryż, 02/10/2014); wersja oryginalna

Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux d’accueillir aujourd’hui le ministre des Affaires étrangères de Pologne, M. Grzegorz Schetyna, au lendemain même du discours de politique générale de la nouvelle Première ministre polonaise, Mme Kopacz, devant la Diète. Il est important que, dès le premier jour - et c’est très symbolique -, mon collègue, le ministre des Affaires étrangères de Pologne soit ici en France, de même qu’il sera dans quelques dizaines de minutes en Allemagne. Ce qui signifie bien ce que nous appelons dans notre langage le «Triangle de Weimar», c’est-à-dire une alliance vraiment très forte dans un esprit européen entre la Pologne, l’Allemagne et la France.

C’est la raison pour laquelle, cette visite est non seulement utile mais elle a aussi une forte portée symbolique.

J’y vois un signe de la qualité exceptionnelle des liens qui unissent nos deux pays, une marque de confiance et d’intérêt de ce grand partenaire de la France qu’est la Pologne. Et je vous en remercie. Je disais une grande estime, une grande amitié, c’est une tradition vous le savez, et le président de la République a eu l’occasion de le dire à la nouvelle Première ministre lorsqu’ils se sont entretenus au téléphone en début de semaine.

Nous savons à quel point nous avons une Histoire partagée et à quel point, non seulement nous avons des relations entre États mais aussi des relations entre peuples.

De Gaulle disait «Polonais, Français, nous nous ressemblons tant et tant !».

Cher collègue et Ami, j’ai eu grand plaisir à travailler, je vous le disais, avec Radoslaw Sikorski, votre prédécesseur. Notre première réunion ce matin montre que nous travaillerons de façon extrêmement étroite également ensemble, et que nous ne perdrons pas un instant pour poursuivre le travail si bien engagé.

Car nous avons de nombreux chantiers devant nous : les crises, d’abord. Elles sont nombreuses. Nous les avons évidemment évoquées ce matin.

Nous continuerons de fournir nos meilleurs efforts afin de parvenir à une stabilisation durable de la situation en Ukraine et à une solution politique de ce conflit.

Nous avons parlé de l’Irak et de la Syrie, où nous faisons face ensemble au terrorisme d’une barbarie inouïe du mouvement appelé Daech. Nous avons évoqué les questions africaines. Sur l’ensemble de ces sujets, nous pouvons dire que nous partageons les mêmes analyses et nous souhaitons progresser dans la même direction.

Et je veux ici remercier la Pologne pour son engagement, par exemple en RCA où elle contribue à la mission européenne EUFOR RCA avec des forces de gendarmerie.

Nous avons parlé de l’Union européenne qui évidemment pour nous tous est décisive. J’ai souligné à quel point, lors du renouvellement des institutions européennes, la place éminente de la Pologne avait été reconnue, à la fois par le choix comme président du Conseil européen de l’ancien Premier ministre M. Tusk pour lequel j’ai une estime tout à fait particulière ainsi que pour le choix de la commissaire chargée du marché intérieur, de l’industrie, de l’entreprenariat et des PME.

Une nouvelle période s’ouvre, avec le renouvellement des institutions européennes auxquelles la Pologne apporte une contribution à la hauteur de sa place dans l’Union européenne

Nous souhaitons, comme nos amis polonais, à la fois que l’Europe soit gérée de façon sérieuse et en même temps, ceci est indissociable, qu’un effort important soit fourni rapidement pour soutenir la croissance en Europe dont nous avons besoin, que ce soit la Pologne, et les autres pays. Sur ces questions, nous partageons les mêmes idées.

Nous aurons aussi à définir le chemin de l’Union européenne vers une réponse à la hauteur de l’urgence en matière de lutte contre les dérèglements climatiques. C’est un sujet qui n’est pas facile en soi, qui n’est pas facile non plus pour nos amis polonais compte tenu de ce que sont les sources d’énergie, mais sur lequel j’ai insisté pour que nous trouvions les voies d’une solution rapide. Si l’Europe veut peser dans la grande négociation mondiale qui va s’engager, qui trouvera une première échéance à Lima en décembre, puis la grande échéance à Paris en décembre 2015, il faut évidemment que l’Europe trouve une position commune.

Il y a aussi les coopérations directes entre nos deux pays qui sont nombreuses, dans tous les domaines : économique, culturel, universitaire, recherche ainsi que le domaine militaire... C’est un champ considérable où les perspectives sont extrêmement vastes.

Voici, Mesdames et Messieurs, les sujets que nous avons abordés ce matin. Voici la «feuille de route» que nous nous sommes donnés.

Nous allons, très rapidement, au moins de novembre, nous retrouver dans ce que nous appelons le «Triangle de Weimar», c’est-à-dire nos amis polonais, nos amis allemands et nous-mêmes et justement je ne veux pas être plus long car Frank-Walter Steinmeier - qui sera cet après-midi ici et nous irons ensemble devant la Commission des Affaires étrangères - te reçoit ce matin.

C’est un «triangle de Weimar» un peu particulier compte tenu du calendrier de chacun mais qui montre bien que les relations entre la Pologne, l’Allemagne et la France sont bien actives et tout à fait centrales!

Voilà, je t’ai dit en commençant, car ton français n’est pas totalement encore courant et mon polonais est défaillant, nous parlons donc en anglais, que tu étais chez toi. C’est ta première visite, il y en aura heureusement beaucoup d’autres.

Je vous remercie./.

opublikowano 25/02/2015

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