Rencontres UBIFRANCE sur l’efficacité énergétique (discours)

Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux d’ouvrir ces journées du partenariat franco-polonais dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables appliquées aux secteurs industriel et énergétique. Je vous remercie vivement d’avoir tenu à être parmi nous ce matin.
La préoccupation de lutter contre le réchauffement climatique reste entière malgré le ralentissement économique actuel. Je rappelle que, dans le « paquet Énergie-Climat », l’Union européenne s’est fixé d’ici à 2020 un ambitieux objectif, celui qu’on appelle « trois fois vingt » : baisse de 20 % des émissions de gaz à effet de serre, augmentation de 20 % de l’efficacité énergétique, augmentation de 20 % de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale.
Puisque l’efficacité énergétique est notre sujet aujourd’hui, je rappelle que le projet de l’augmenter de 20 % concerne particulièrement les secteurs industriel et énergétique.

L’efficacité énergétique se définit comme une consommation en énergie moindre pour le même service rendu.
Elle a accompli de notables progrès grâce aux effets conjugués de la technologie, de la hausse de la facture énergétique et de la sensibilisation au gaspillage. Trop souvent considérée comme une contrainte, l’efficacité énergétique constitue pourtant dans nos économies nationales un secteur prometteur à l’horizon 2020.
L’efficacité énergétique est déjà, ou sera bientôt - selon la volonté des acteurs, des pouvoirs publics et de la société toute entière - un marché clé du futur, c’est déjà une filière créatrice d’innovation.
Tout y invite : l’obligation de réduire par 4 les émissions de gaz à effet de serre, la transcription dans le droit interne de la nouvelle directive européenne efficacité énergétique, l’augmentation prévisible du prix de l’énergie…

C’est dans ce cadre que le Comité Economique, Social et Environnemental, de la main des rapporteurs Anne de Béthencourt et Jacky Chorin, a remis au gouvernement début janvier un avis au titre évocateur : « Efficacité énergétique : un gisement d’économies, un objectif prioritaire ».
Les auteurs du rapport soulignent ainsi que l’industrie représente à elle seule 21 % de la consommation finale d’énergie en France, qu’elle a certes enregistré des gains d’efficacité réels mais que le potentiel d’économies d’énergie rentables reste important. Le CESE considère que l’efficacité énergétique constitue une véritable filière industrielle d’avenir, et qu’il convient d’encourager son déploiement ; il invite à réviser les catégories et les critères d’étiquetage de l’énergie, et à étendre l’obligation d’étiquetage à tous les matériels professionnels ; il préconise la poursuite et le développement dans le domaine industriel des efforts en Recherche et Développement, qui restent indispensables …

Comme vous le voyez, l’efficacité énergétique est au cœur des stratégies de développement de la France, mais également de l’Union européenne. Le Conseil européen du 22 mai 2013 consacré à la politique européenne de l’énergie a de nouveau insisté sur la promotion de l’efficacité énergétique, et redit que c’était une priorité.
La France, qui mise depuis longtemps sur une amélioration de l’efficacité énergétique, a décidé pour sa part de relever le défi du Paquet « Energie Climat » défini lors du Grenelle de l’environnement.
Cette activité est devenue en France un secteur d’excellence. Développant dans la durée le secteur efficacité énergétique, les industriels et opérateurs français ont pu avec le temps acquérir une stature et une notoriété internationales

Parallèlement, la Pologne s’est engagée à réduire sa consommation énergétique finale de 9% d’ici 2016. Pour parvenir à cet objectif, elle a mis en place plusieurs mécanismes, par exemple les certificats blancs. Elle veut ainsi, dans les secteurs industriel et énergétique, dynamiser les investissements destinés à améliorer l’efficacité énergétique. Dans ce domaine, l’amélioration de l’efficacité énergétique, nos deux nations ont évidemment intérêt à coopérer. Tant en matière d’industrie qu’en matière de recherche, les décisions que nous prendrons nous engageront l’un envers l’autre, et sur le long terme.

Cette dynamique de coopération et de recherche de partenariats s’exprime aujourd’hui de belle manière si j’en juge par la qualité de l’auditoire. Je saisis cette occasion pour remercier Madame Rudnicka, qui vient du Ministère de l’Economie, ainsi que Madame Pulawska, qui représente le Fonds National de Protection de l’Environnement. Elles nous présenteront le cadre et les mécanismes de financement aujourd’hui applicables, en Pologne, aux investissements réalisés dans l’efficacité énergétique et les énergies non renouvelables.

Je remercie de même toutes les entreprises venues de France et leurs représentants ici présents. L’envergure de la délégation est pour moi un signe de l’intérêt que nos industriels manifestent à resserrer leurs liens avec la Pologne. La palette des sociétés participant aux travaux d’aujourd’hui, des multinationales aussi bien que des PME, témoigne de la très grande diversité de nos savoir-faire et je crois pouvoir affirmer à nos partenaires polonais qu’ils ne seront pas déçus par les contacts qu’ils établiront aujourd’hui. Toutes ces sociétés connaissent bien leur métier, enregistrent des succès tant en France qu’à l’international. Elles sauront vous faire part de leur expérience.

Enfin, je remercie les organisateurs de cette manifestation, le bureau Ubifrance de Varsovie qui s’est engagé au côté de nos amis polonais pour qu’elle soit notre réussite commune.

Je conclus en vous souhaitant de fructueux débats, et laisse la parole à Madame Rudnicka.

Dernière modification : 11/06/2013

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