Cracovie - capitale européenne de la culture

CRACOVIE

Située au pied du Wawel, à 250 km au sud-est de Varsovie, Cracovie, l’ancienne capitale de la Pologne, est un lieu d’exception. Ce n’est pas par hasard que l’on appelle Cracovie " la Florence du Nord " ou " la Rome polonaise ".
Ses trésors architecturaux, ses monuments, témoignages de la culture des siècles passés, ont permis en 1978 à Cracovie d’être inscrite Patrimoine Mondial de la Culture par l’UNESCO.
Vous serez émus par tant de trésors culturels : 58 églises et palais de différentes époques, les façades des 331 vieilles demeures et plus de deux millions d’objets d’art réunis dans les nombreux musées et galeries.

Un peu d’Histoire :

Cité royale dès le XIe siècle, capitale des Rois de Pologne, Cracovie prospère sous Casimir III, qui fonde en 1364 l’Académie, rebaptisée université Jagellone. A la Renaissance, le rayonnement de la Ville est à son apogée.
Le transfert de la capitale à Varsovie, par la dynastie suédoise des Wasa à la fin de XVIIe siècle, les invasions successives amorcent son déclin. Après le troisième partage de la Pologne, Cracovie revient à l’Autriche en 1795. Elle devient alors le principal foyer de la culture polonaise et le symbole de sa résistance spirituelle.
En 1918, la Pologne retrouve son indépendance. En 1939, elle compte 260 000 habitants soit 70 000 juifs. La plupart périront dans les camps nazis. Auschwitz (Oswiecim), le plus vaste de ces camps de la guerre, est situé à 60km à peine de la ville. Libérée par les Soviétiques, Cracovie défie pourtant le pouvoir communiste.
En 1978, événement décisif, Karol Wojtyla, archevêque de Cracovie, est élu Pape. Dans les années qui suivent la contestation fait rage.
Lech Walesa prend la tête de Solidarnosc (Solidarité) un syndicat national indépendant. A Cracovie, il sera porté en triomphe sur la Grand-Place. Avec l’instauration de la Loi martiale, de décembre 1981 à juillet 1983, les Polonais s’enfoncent dans la nuit.
Mais l’élection de Gorbatchev et la perestroïka vont marquer le début des réformes. Après la « table ronde » entre le gouvernement et l’opposition issue de Solidarité, en juin 1989, puis la chute du Mur de Berlin en novembre 1989, le Parti communiste polonais annoncera sa dissolution en janvier 1990.
Aujourd’hui, la Pologne est une démocratie, pourvue d’une Constitution remplaçant les textes d’inspiration soviétique. Membre de l’Alliance atlantique depuis 1999, le pays a rejoint l’Union européenne le 1er mai 2004. La Pologne a exercé, en 2011 et, pour la première fois, la Présidence tournante du Conseil de l’Union Européenne.

La Vieille Ville :

Avec sa Place du Marché (Rynek Glowny), la plus vaste place médiévale d’Europe aux rues disposées en damier, animée par de nombreux bars, cafés et restaurants et entourée d’édifices historiques de la plus haute valeur.

La basilique Notre-Basilique Notre Dame (Kosciol Mariacki) :
Toutes les heures, de la plus haute tour, une trompette sonne le hejnal, une mélodie qui donnait l’alarme au Moyen-Age et qu’on peut entendre aussi tous les jours à midi à la radio polonaise. La basilique est célèbre pour son retable de Wit Stwosz, ses objets d’art du XIIe au XIXe siècles, sa peinture polychrome de Jan Matejko... Non loin de la basilique vous pourrez voir le beffroi de l’ancien Hôtel de Ville, les maisons anciennes et leur riche décor architectural (La Maison Grise - Szara Kamienica, La Maison des Montelupich, La Maison des Boner, le palais Pod Baranami...).
La place est divisée par la Halle aux Draps (Sukiennice) avec l’attique Renaissance et continue de remplir sa fonction marchande avec ses nombreuses boutiques offrant un vaste éventail de souvenirs.

Le Wawel :
Sur la colline de Wawel chaque pierre a sa légende, son histoire. Siège des rois polonais six siècles durant, témoin de nombreux sacres et funérailles royaux, le Wawel est l’une des plus grandes curiosités de la Pologne. Dès l’an mille, Cracovie se dota d’une cathédrale et, en 1038, Casimir Ier le Rénovateur abandonna Gniezno pour s’y établir.
L’édifice actuel est de style gothique avec des ajouts Renaissance, notamment la chapelle de Sigismond Ier. Le château Renaissance, construit dans les premières décennies du XVIe siècle, offre de belles collections d’objets d’art et surtout quatre salles abritant le trésor de la couronne. C’est ici que se trouvent les sarcophages des rois de Pologne et les tombeaux d’illustres Polonais. Ne pas oublier de toucher l’âme du célèbre bourdon de Sigismond (1520) !

La Barbacane :
Surprenant vestige des fortifications médiévales, puissant bastion circulaire agrémenté de 7 tourelles, c’est une des rares structures encore debout en Europe. Elle présente des fragments de remparts avec la porte Saint-Florian, la rue Florianska (à voir, le café historique " Jama Michalikowa " au n°45, l’hôtel "Pod Roza" où
séjournèrent Balzac, Charles de Gaulle...), la rue Grodzka (à voir, le restaurant "Wierzynek ", l’Eglise Saint André), la rue Kanonicza, l’une des plus vieilles de Cracovie, avec les maisons des chanoines du XVIe et XVIIIe siècles).

La ville juive de Kazimierz :
L’un des vieux faubourgs, où se dressent encore de multiples monuments, témoignages de l’ancienne culture juive : la Vieille Synagogue, le cimetière Remuh, rue Szeroka, considéré comme le plus riche et le plus beau des cimetières juifs d’Europe, son labyrinthe de ruelles aux noms puisés dans l’Ancien Testament.

JPEG

La mine de Wieliczka :
La mine de sel gemme à Wieliczka, vestige d’une saline de 700 ans, se trouve à environ 13 kilomètres de Cracovie ; c’est une curiosité naturelle de grand intérêt (inscrite sur la Liste du Patrimoine Mondial Culturel et Naturel de l’UNESCO), avec ses couloirs, ses chapelles richement décorées de statues de sel, taillées à la main dans le sel.

Dernière modification : 31/10/2014

Haut de page