« France-Pologne : un partenariat pour l’Europe »

« France-Pologne : un partenariat pour l’Europe », Conférence à l’Université Jagellonne, 27.11.

Monsieur le Vice-recteur,

Monsieur le Doyen,

Chers étudiants,

Je suis heureux de pouvoir aujourd’hui aborder avec vous le thème du partenariat franco-polonais, et de vous exposer le point de vue de mon pays sur la question. Quoique ce partenariat ne soit pas nouveau, l’importance accrue qu’il a prise depuis quelques années pose la question des objectifs que nous voulons lui fixer, et des moyens de la pérenniser.

I. Des relations en plein essor depuis deux ans et demi

Depuis deux ans et demi, les relations entre la France et la Pologne, déjà bonnes, ont encore gagné en intensité et en chaleur. Ce rapprochement a eu de nombreuses manifestations concrètes, dans les domaines politique, économique et culturel aussi bien que dans celui de la défense.

A. De nombreuses rencontres politiques

Depuis 2012, on ne compte pas moins de 7 rencontres entre les chefs d’Etat, auxquelles il faut ajouter la participation des ministres des Affaires Etrangères aux rencontres annuelles des ambassadeurs, ainsi que de nombreuses autres visites officielles, comme celles de M. Grzegorz Schetyna et de Mme Ewa Kopacz à Paris en octobre dernier.

Cette coopération a donné des résultats concrets. C’est par exemple avec succès que la France et la Pologne ont œuvré, main dans la main, pour promouvoir une ambitieuse politique de relance de l’économie européenne par le budget pluriannuel 2014-2020 de l’UE. L’accord réalisé par le Conseil européen des 7-8 février 2013 a permis à la Pologne d’obtenir une enveloppe nationale de 106 Mds € sur cette période. Et aujourd’hui la Pologne met sur la table, par la bouche de son ministre des finances Maciej Szczurek, un projet de fonds européen d’investissement visant à injecter dans l’économie européenne quelque 700 Mds€ largement financés par le secteur privé. Il va sans dire que la France soutient énergiquement une telle démarche. Ces ententes et cette communauté d’intérêts s’inscrivent dans une relation plus étroite entre nos deux pays, laquelle modifie l’architecture de l’Union européenne. Elles ont notamment donné lieu à un important Partenariat stratégique et à un « Programme de coopération », signé il y a tout juste un an. Il s’agit maintenant de faire revivre ce partenariat en maintenant des contacts réguliers, diversifiés et durables.

B. Coopération économique renforcée

Pour la France, cela importe d’autant plus que la Pologne est notre principal partenaire économique en Europe centrale : la valeur des échanges entre les deux pays s’élève à plus de 15 milliards d’euros. Plus de 1000 sociétés ou filiales françaises sont présentes sur le sol polonais, pour un investissement total de plus de 20 milliards d’euros, ce qui place la France au troisième rang des investisseurs étrangers en Pologne, avec plus de 200 000 emplois au total dans ce pays. Vous qui vivez dans ce pays, vous êtes sans doute familiers de ces noms que l’on retrouve au quotidien, qu’il s’agisse de la grande distribution (Auchan, Intermarché, Carrefour, Leclerc), de l’énergie (Veolia, EDF, GDF Suez, Dalkia), de l’industrie (Saint-Gobain, Alstom, Michelin, Lafarge), de l’agro-alimentaire (Danone, Bonduelle), des banques (Crédit Agricole, Société Générale, BNP) ou des télécommunications (Orange, Vivendi, Canal+).

Cette présence française en Pologne, le gouvernement français souhaite l’accentuer encore, en sensibilisant les compagnies aux opportunités offertes par le marché polonais et nous encourageons également, bien sûr, les investisseurs polonais à s’établir en France.

Pour bâtir une relation durable avec notre premier partenaire commercial en Europe centrale et orientale, la Pologne figure d’ailleurs depuis deux ans parmi les 24 pays identifiés par les autorités françaises comme les marchés les plus prometteurs d’ici 2022. La France jouit en effet d’un savoir-faire et d’une expérience reconnus dans plusieurs secteurs qui intéressent la Pologne, notamment ceux de l’énergie (je pense notamment à l’énergie nucléaire et à l’ensemble des équipements et compétences que sa production requiert en amont et en aval), des infrastructures de transport et de l’environnement.

C. L’œuvre des Instituts français

Ce développement de la coopération économique et commerciale entre nos deux pays n’est pas étranger au regain d’attractivité de la langue française, qu’on mesure notamment à l’activité du réseau de l’Institut français et des sept alliances françaises de Pologne (notamment dans des villes comme Katowice). Depuis la réforme de 2012, l’Institut français de Pologne est compétent non seulement dans le domaine de la culture, mais également dans celui de la coopération linguistique et de la formation (comme le montre la création de nouvelles bourses cofinancées avec les entreprises).

Cela n’a pas empêché l’Institut, et notamment son antenne cracovienne, de se consacrer à sa vocation première, qui est d’œuvrer au rayonnement de la culture française dans la région de Cracovie : cela notamment grâce à une collaboration active avec les milieux culturels. A cette fin, l’Institut invite régulièrement des acteurs de la création française contemporaine, organise des expositions et ateliers artistiques dans ses locaux et soutient le développement d’échanges d’expertise. Il s’associe également à de nombreuses actions avec le Réseau européen EUNIC, comme par exemple la Journée Mondiale de la traduction, en lien avec la Chaire UNESCO de votre université.

L’école de droit français de votre université, qui est la plus importante de Pologne en nombre d’étudiants, bénéficie à ce titre du soutien financier de l’Ambassade de France. L’importance croissante de la présence française en Pologne, évoquée précédemment, fait de l’étude de la langue et du droit français un atout professionnel pour les étudiants que vous êtes.

D. Dynamique de la coopération dans les domaines de la sécurité et de la défense

Quant à la coopération franco-polonaise dans le domaine de la défense et de la sécurité, elle relève de la tradition ancienne : jamais ennemis, souvent alliés, nos soldats se sont par exemple battus ensemble pendant les guerres napoléoniennes, la guerre polono-bolchevique de 1920-1921, en Normandie pendant la Seconde guerre mondiale et, plus récemment, en Afghanistan ou au Tchad. Ces engagements communs ont contribué à une meilleure connaissance et compréhension réciproque, et donc à une interopérabilité accrue entre les forces armées de nos deux pays. Ils ont également conduit à un dialogue stratégique qui embrasse tous les aspects de la sécurité et de la défense, comme il sied à deux grands Etats-membres de l’UE qui prennent leur sécurité au sérieux. J’y reviens dans un instant.

Toutes ces réalisations, tous les projets que nous avons en commun démontrent que la coopération franco-polonaise est utile, efficace et fructueuse.

II. Objectifs du partenariat franco-polonais

Il s’agit donc de définir les grands objectifs directeurs qui doivent présider à l’action commune de nos deux pays. Le gouvernement français en distingue trois, qui ont trait à la conception même que la France se fait de l’Europe de demain.

A. Une UE autonome, qui pèse sur la scène internationale

La France appelle de ses vœux une UE plus autonome, plus forte, plus active sur la scène internationale, non seulement à l’est, mais aussi dans les autres régions extra-européennes où la situation politique a des conséquences directes sur notre sécurité en Europe (je pense notamment au Moyen-Orient ou à l’Afrique subsaharienne).

Une des conditions de notre efficacité est l’unité, la cohésion que nous sommes à même d’afficher dans notre politique extérieure commune, pour traiter les nombreux défis qui surgissent ou s’aggravent devant nos yeux. Je pense bien sûr à la situation à l’est de l’Ukraine, où l’annexion, par la Russie, de la Crimée a constitué, aux yeux de la France, une agression inacceptable, de nature à miner l’ordre politique et la stabilité de notre continent. Nous avons, sans succomber à la tentation du chacun pour soi et de la discorde, su préserver face à l’action de la Russie un front uni et cohérent, fondé à la fois sur la fermeté (avec notamment une batterie de mesures de sanctions qui sont allées crescendo à mesure de la dégradation de la situation) et sur le dialogue, car il ne saurait y avoir de solution que politique.

La politique de la Russie met l’UE à l’épreuve, dans l’immédiat, mais aussi à moyen terme, en sollicitant sa capacité à offrir un cadre de stabilité pour les Etats des voisinages, qu’il s’agisse des pays balkaniques ou de ceux du Partenariat Oriental. Tout comme les autorités polonaises, nous considérons que la stabilité, de la sécurité et de la prospérité des Etats concernés représente un enjeu politique majeur. L’UE y demeure véritablement attractive, comme le montrent les progrès réalisés dans le dialogue entre Serbie et Kosovo, mais également les drapeaux européens arborés par les manifestants du mouvement Maïdan, ou « EuroMaïdan ».

Au sud, où prévalent des intérêts de sécurité également importants pour l’Europe dans son ensemble, mais de nature différente de ceux de l’est du continent, la France est très impliquée dans la préservation de la sécurité et de la paix civique au Mali et en République Centrafricaine. Et nous apprécions le soutien que plusieurs pays européens, dont la Pologne, nous apportent dans ces opérations : on peut voir dans ces opérations exigées par les circonstances une préfiguration de ce que pourrait devenir la PSDC si la coopération entre Etats y était renforcée.

Le Conseil européen de décembre dernier, où la Pologne et la France ont ensemble joué un rôle majeur, a apporté des propositions concrètes dans la mise en œuvre d’une défense européenne plus efficace, en donnant la priorité aux aspects opérationnels, capacitaire et à l’industrie de l’armement. Je reviendrai sur ce dernier point un peu plus loin.

Enfin, nous avons tous été les témoins de l’apparition d’une nouvelle forme de menace, incarnée par un groupe terroriste qui se donne une assise territoriale, prétendant instaurer un « califat » au Moyen-Orient. Le caractère très sérieux de cette menace, dont la dangerosité est visible à l’œil nu, nous a conduit à prendre des mesures d’ordre interne pour prévenir le départ de jeunes Français vers les zones de djihad, mais aussi à intervenir aux côtés des Etats-Unis en Irak, par des frappes aériennes contre les positions de Daech.

Les Etats-Unis demeurent un partenaire incontournable pour la sécurité de l’Europe, et nous estimons qu’il nous faut agir avec eux à chaque fois qu’il est nécessaire et à chaque fois qu’il est possible, en particulier dans le cadre de la défense collective qui est celui de l’Alliance atlantique. Ce choix est non seulement compatible, mais complémentaire avec celui de l’Europe de la défense, inscrit dans les traités. Et la France est certainement un des membres les plus actifs et les plus responsables de l’OTAN, comme elle l’a démontré il y a un an par son engagement dans l’exercice Steadfast Jazz, ou les mesures de police du ciel balte durant l’été.

B. Le Triangle de Weimar dans la définition de la politique européenne

Nous pensons que le Triangle de Weimar (Allemagne, Pologne, France), créé il y a 25 ans et réactivé ces dernières années, est le bon moteur et un cadre utile pour forger des compromis et prendre des initiatives cohérentes au sein de l’UE. Les trois pays qui le composent partagent l’ambition de renforcer l’intégration de l’Europe.

Ce partenariat permet d’abord une coopération plus étroite entre nos deux pays en matière de sécurité et de défense. Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense se sont ainsi rencontré en novembre 2012 dans un format « Weimar plus », et en mars 2013 les chefs d’Etats et de gouvernements des trois pays rencontraient leurs homologues du groupe de Visegrad sur un ordre du jour également consacré à la défense. Sur un plan plus diplomatique, l’intervention conjointe des trois ministres des Affaires étrangères MM. Laurent Fabius, Frank-Walter Steinmeier et Radoslaw Sikorski à Kiev le 20 février dernier, pour promouvoir un accord de règlement de la crise ukrainienne, avait quant à elle contribué à débloquer la situation pour un temps.

Trois rencontres ministérielles en format Weimar auront, au total, eu lieu en 2014.
En matière de politique industrielle, nous avons en commun la volonté de maintenir une part importante d’industrie dans notre PIB, et sommes désireux de soutenir pour cela la ré-industrialisation et l’innovation.

La France, qui a longtemps consacré une action spécifique au dynamisme de ses industries culturelles, espère enfin que le regain récent d’intérêt pour ces questions en Allemagne (avec l’accord de coalition de novembre 2013) et en Pologne (avec la loi sur la fixation du prix des livres) sera le prélude à un renforcement de la coopération entre ces trois pays dans le domaine de la culture. Des positions à trois pourraient par exemple être prises sur la TVA sur les livres électroniques, afin de donner l’impulsion aux 28.

C. Une Europe sociale : protéger les citoyens, promouvoir la croissance

La troisième priorité française est en effet la protection des citoyens et la promotion de la croissance. Il s’agit pour cela de combattre la crise par des mesures à mêmes de rétablir l’économie sur des bases saines, et d’inclure dans l’UE une dimension sociale plus prononcée. Nous voulons tirer les leçons de la crise, y compris avec un pays qui y a en grande partie échappé, pour poser ensemble les bases d’une croissance durable.

L’approfondissement de l’union monétaire et économique doit quant à lui permettre d’établir un meilleur équilibre entre discipline et solidarité. Les instruments existent ou, avec l’union bancaire et le mécanisme de résolution des faillites bancaires, en cours d’achèvement, pour briser le cercle vicieux des dettes souveraines et privées, et prévenir de nouvelles crises financières.

Nous avons également le souci d’associer aux travaux sur l’architecture future de l’union les Etats-membres qui n’ont pas, comme le Royaume-Uni ou le Danemark, choisi de rester en dehors de l’union monétaire, ce qu’on appelle les « pre-in », c’est-à-dire les pays qui, à l’instar de la Pologne, sont clairement engagés dans la voie de l’adhésion.

Cette association est indissociable d’une mise en commun des politiques de compétitivité. Cela passe par exemple par la mise en œuvre du projet de « communauté énergétique européenne ». Comme le Président de la République française l’a souligné, l’énergie pourrait devenir une « nouvelle dimension-clé » de l’action de l’UE, comme le sont déjà le marché unique et la monnaie unique. Pour la France et la Pologne, cela impliquerait de mener des projets industriels conjoints, d’établir des complémentarités entre nos mix énergétiques : sur ce sujet, une approche coordonnée aurait des impacts réels sur notre compétitivité.

III. Ce qu’il reste à accomplir : quelques pistes prioritaires

La vision française de l’Europe place donc la Pologne au premier rang de ses partenaires. Je voudrais donc exposer maintenant les aspects du partenariat stratégique franco-polonais que nous souhaitons accentuer pour en assurer la pérennité et répondre aux ambitieux objectifs que nous lui assignons.

A. L’armement, au-delà des malentendus

Avec l’appel du conseil européen de décembre 2013 à consolider la base industrielle et technologique de la défense européenne, l’industrie polonaise de défense est aujourd’hui à la croisée des chemins, confrontée à la question d’une intégration dans l’Europe de l’armement, ou d’une autre voie qui ne l’éloignerait pas de l’Europe. Et la France, qui a fait il y a de nombreuses décennies, et avec succès, le choix d’une certaine autonomie (samodzielność) stratégique se propose d’être le partenaire de la Pologne, notamment dans le domaine de l’industrie de l’armement de pointe.

Mais il ne s’agit pas simplement de placer cette industrie de haute technologie sous une bannière européenne, il faut également en élever encore le niveau de compétitivité technologique et commerciale, et pour y parvenir, partager les coûts du développement et de la recherche. Ce que la France propose à la Pologne est tout le contraire d’une politique « d’achats sur étagère » assortie de conditions contraignantes qui réduisent la liberté de l’utilisateur dans l’emploi des armements, et lui imposent souvent des coûts de maintenance exorbitants.

Ce que nous proposons à la Pologne, ce sont des transferts de technologie, des partages des risques et des bénéfices, une répartition de la R&D pour créer les systèmes du futur dont chaque partie sera propriétaire, c’est de produire ensemble des armements qui ne seront soumis à aucune restriction à l’exportation qui serait dictée par une tierce partie.

B. Coopération en matière d’énergie

Ce souci d’indépendance et d’association aux risques et aux bénéfices prévaut également dans notre conception de la coopération énergétique entre nos deux pays. Nous savons, en France comme en Pologne, que l’énergie est une question essentielle pour les pays développés, que notre économie, notre croissance, notre souveraineté dépendent très largement de la façon dont nous la produisons. Comme ces questions ne peuvent en aucun cas être dissociées d’impératifs climatiques et environnementaux, il est primordial de les penser en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et de production d’énergie à partir d’autres ressources que les hydrocarbures ou le charbon. La France a choisi l’énergie nucléaire comme principal pilier de son mix énergétique et développé en la matière un savoir-faire inégalé, avec 59 centrales couvrant plus de 75% de notre production d’électricité. C’est donc avec plaisir que nous constatons que la Pologne a, comme nous, conscience de l’utilité du nucléaire pour réduire son empreinte carbone.

Une autre manière d’atteindre cet objectif est de valoriser une gestion innovante de l’énergie, en misant notamment sur les énergies renouvelables. En la matière, une coopération prometteuse a été lancée entre nos deux pays depuis un peu plus d’un an, avec le lancement du projet Eco-Miasto par l’ambassade de France en Pologne en partenariat avec des entreprises françaises comme Renault Polska, Schneider Electric et Saint-Gobain. Un concours annuel, dont la deuxième édition s’est tenue il y a quelques semaines, récompense désormais en Pologne les projets urbains les plus innovants, sur les plans économique et écologique, en matière de construction, de transports publics et de traitement des déchets. L’objectif est de créer autour de ces questions de fructueux partenariats entre acteurs locaux polonais et français.

C. Ensemble, valoriser l’innovation

On le voit, la France place l’innovation au centre de ses préoccupations concernant son partenariat avec la Pologne. Depuis 2013, cette question fait d’ailleurs annuellement l’objet d’un Forum franco-polonais des acteurs de l’innovation et de la compétitivité, organisé par notre Ambassade de France en partenariat avec le ministère polonais de l’Economie et l’Agence polonaise pour le développement de l’entreprenariat (PARP). Il est le lieu de rencontres d’affaires, et permet de développer des échanges technologiques et commerciaux entre clusters des secteurs du numérique et des éco-industries. La première édition de ce Forum, en septembre 2013, avait d’ailleurs vu naître le premier accord de coopération entre clusters français et polonais.

Mais même les technologies françaises en France intéressent la Pologne, dans la mesure où, je le précise, nous ne voulons pas être les seuls à bénéficier des fruits des recherches effectuées dans nos entreprises et laboratoires. Les retombées des innovations mises au point par les entreprises françaises profitent aussi aux pays où celles-ci sont implantées. Nous en avons d’ailleurs un très bon exemple non loin d’ici, à Niepołomice, où le groupe industriel français Somfy, l’un des leaders mondiaux des moteurs et automatismes pour domotique, volets et portails, ainsi que des systèmes d’alarme, a ouvert une usine il y a quelques mois, que j’irai d’ailleurs visiter demain. Cet investissement, le troisième plus important de la Zone Economique Spéciale de Niepołomice, est évalué à 30 millions d’euros et a surtout permis la création d’environ 800 emplois.

Dans cette intensification des relations entre nos deux pays, la région de Cracovie n’est donc pas en reste. Je saisis cette occasion pour rappeler qu’en dernière instance, la pérennité du partenariat stratégique unissant nos deux pays dépend aussi de la volonté, parmi les plus jeunes générations, de l’entretenir. C’est ce que je vous invite à faire. Je vous remercie de votre attention, et vous adresse tous mes vœux pour la poursuite de vos études.

Dernière modification : 28/11/2014

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