Escale de la frégate Latouche-Tréville à Gdynia (25-28.09.2015) [pl]

Un bâtiment de la Marine Nationale, la frégate Latouche-Tréville, sera en relâche opérationnelle à Gdynia après 15 jours de déploiement en mer Baltique où elle participait à Northern Coast, un exercice organisé par l’Allemagne regroupant de nombreux bâtiments des pays de l’Alliance, des navires venant d’Allemagne, du Canada, de Norvège, du Portugal, de Pologne ou encore du Danemark. Il s’agit avec ces exercices de contribuer aux mesures d’assurance de l’OTAN en mer Baltique, en affirmant une présence française dans cette partie du monde redevenue stratégique pour l’Alliance atlantique ces dernières années.

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La frégate Latouche-Tréville et l’aviso Commandant Blaison ont été intégrés pour l’occasion au Standing Naval maritime Group one (SNMG1), la force maritime permanente de l’OTAN, et placés sous l’autorité d’un amiral portugais commandant un état-major multinational.

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La frégate Latouche-Tréville au côté de L’Hermione en avril 2015

Cette mission de présence en mer Baltique, qui nous permet de mieux connaître cette zone maritime, s’inscrit aussi dans le cadre stratégique « connaissance et anticipation ».

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Exercice de tir au canon de 100 mm

La frégate Latouche-Tréville, commandée par le capitaine de vaisseau Yann Bied-Charreton, compte 230 membres d’équipage, parmi lesquels 30 femmes. Admise au service actif en 1990, elle est l’une des 15 frégates de premier rang de la Marine nationale. Si sa principale mission est l’escorte et l’entrainement des sous-marins de la Force océanique stratégique, elle participe, en fait, à la plupart des missions de la Marine nationale. Polyvalente, capable d’opérer dans un contexte multinational, elle peut aussi bien assurer la protection anti sous-marine d’une force navale que participer à la surveillance des approches aéro-maritimes, ou encore mener des missions relevant de l’action de l’Etat en mer. Longue de 140 mètres, déplaçant près de 5000 tonnes, la frégate peut atteindre une vitesse de 30 nœuds. Elle porte le nom du comte de Latouche-Tréville, celui qui commandait L’Hermione pendant les combats de la guerre d’indépendance américaine. Napoléon a toujours considéré Latouche-Tréville, qui avait mis Nelson en déroute au large de Boulogne, comme son meilleur amiral.

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Ravitaillement à la mer par le ravitailleur allemand Bonn

La frégate Latouche-Tréville entretient depuis 25 ans des liens très forts avec Saumur, sa ville marraine. Un quai porte d’ailleurs son nom sur les bords de Loire. Elle est jumelée depuis un an avec les Ecoles militaires de Saumur.
Pour l’équipage du navire, les exercices en mer Baltique sont une excellente occasion de démontrer ses compétences en matière de lutte sous la mer. Ils permettent aussi de renforcer l’interopérabilité entre notre marine et les marines de l’Alliance atlantique. L’ensemble des savoir-faire de l’équipage est éprouvé au moyen des exercices les plus variés : des enquêtes de pavillon sur navires de commerce, des exercices de lutte anti-sous-marine contre un sous-marin allemand, des exercices de lutte antisurface contre des patrouilleurs rapides allemands et suédois, de la lutte asymétrique, des ravitaillements à la mer … etc.

Dernière modification : 16/11/2015

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