Energie nucléaire : réunion ministérielle [pl]


Eric Besson réunit les ministres des pays européens ayant choisi l’énergie nucléaire
-Communiqué de presse-

(Paris, vendredi 10 février 2012)

16 Etats membres de l’Union européenne ont confirmé le choix du nucléaire dans leur mix énergétique : Bulgarie, Espagne, Estonie, Finlande, France, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède.

Parmi eux, certains mènent déjà un programme électro-nucléaire. D’autres ont décidé de construire leurs premiers réacteurs, dans le cadre de projets nationaux ou à l’échelle régionale, à l’instar des Etats baltes.

A l’invitation d’Eric Besson, Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, l’ensemble de ces pays se sont réunis pour la première fois le 10 février 2012 à Paris.
11 ministres européens ont participé à ces échanges :
- Traiko TRAIKOV, Ministre bulgare de l’Economie, de l’Energie et du Tourisme
- Fernando MARTI, Secrétaire d’Etat espagnol à l’Energie
- Jouni HAKALA, Secrétaire d’Etat finlandais à l’Innovation, à l’Energie et au Développement régional
- Pal KOVAC, Secrétaire d’Etat hongrois à l’Energie
- Daniels PAVLUTS, Ministre letton de l’Economie
- Arydas SEKMOKAS, Ministre lituanien de l’Energie
- Hanna TROJANOWSKA, Secrétaire d’Etat polonais pour l’Energie nucléaire
- Martin KUBA, Ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce
- James SASSOON, Secrétaire d’Etat au Trésor britannique
- Kristian TAKAC, Secrétaire d’Etat slovaque à l’Economie
- Anna-Karin HATT, Ministre suédois de la Technologie de l’information et de l’Energie

Cette séance de travail a permis d’identifier des points de convergence qui pourraient constituer des lignes d’action communes au niveau européen :
- une politique énergétique basée sur 4 piliers indissociables : sécurité des approvisionnements, pouvoir d’achat des consommateurs, compétitivité industrielle, réduction des émissions de gaz à effet de serre ;
- pour atteindre simultanément ces objectifs, nécessité de mobiliser l’ensemble des technologies bas carbone disponibles, dans le respect des choix nationaux et en réalisant également des gains d’efficacité énergétique ;
- au sein d’un bouquet énergétique diversifié, l’énergie nucléaire constitue un atout pour les pays qui en ont fait le choix. Elle crée également des externalités positives à l’échelle du réseau européen d’électricité ;
- la durabilité de l’énergie nucléaire est une condition sine qua non. La sûreté ne se négocie pas et toutes les leçons de l’accident de Fukushima seront tirées. Les enjeux des déchets et du démantèlement doivent être anticipés. Il faut également préparer l’avenir en mobilisant l’industrie et les moyens de recherche et développement.

Les participants ont retenu la proposition britannique de se réunir régulièrement.

A l’occasion du prochain conseil des ministres européens de l’énergie le 14 février à Bruxelles, Eric Besson rendra compte de cette première réunion.
« Quand 16 pays européens représentent un groupe presque aussi nombreux que la zone Euro, il est nécessaire d’échanger nos expériences et de nous coordonner. Ensemble nous pouvons rendre la politique européenne de l’énergie plus efficace », a conclu Eric Besson.

Dernière modification : 17/03/2014

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