Discours de M.Hervé Bernard à l’occasion du deuxième anniversaire de la signature des accords de coopération entre le CEA et les six instituts polonais de recherche et l’Académie des Sciences (Varsovie, 24 novembre 2011)

Discours de M.Hervé Bernard, administrateur général adjoint du CEA, à l’occasion du deuxième anniversaire de la signature des accords de coopération entre le CEA et les six instituts polonais de recherche et l’Académie des Sciences

Varsovie, le 24 novembre 2011

L’an dernier à la même époque, nous dressions ici même, ensemble, le bilan de la collaboration fructueuse entre le CEA, les 6 instituts polonais de recherche et l’Académie des Sciences. Depuis, la collaboration a encore beaucoup progressé, le nouveau Centre National de Recherche Nucléaire NCBJ a été créé mais pour tous, l’événement majeur de 2011 a été le Tsunami qui a frappé le Japon le 11 mars. La communauté nucléaire Française a apporté et continue à apporter son soutien aux autorités Japonaises afin de remédier au mieux aux conséquences de cet accident. Par exemple, en mettant en place 4 mois après l’accident, le traitement de plus de 100 000 m3 d’eau contaminée par le procédé développé entre AREVA, CEA et VEOLIA.

Cet accident apporte des leçons importantes :

-  Tout d’abord la sûreté nucléaire reste et doit rester la priorité absolue. Elle est l’affaire de tous et cela durant toute la vie des installations que ce soit dans la phase de conception, de construction ou d’exploitation.
-  Cela passe aussi par une chaîne décisionnelle efficace et testée entre l’opérateur nucléaire et les autorités régionales et gouvernementales.
- Enfin le respect de la transparence des informations est indispensable pour que tous les acteurs puissent se mobiliser et apporter un soutien pertinent et coordonné.
La France a accumulé au fil des ans une certaine expérience en ce domaine, en particulier s’appuyant sur une recherche permanente d’efficacité et de coordination entre les 3 opérateurs nucléaires majeurs français EDF, AREVA et le CEA.

Malgré l’accident de Fukushima, les atouts fondamentaux de l’énergie nucléaire restent d’actualité : la compétitivité économique (en France, le prix de l’électricité est 30% inférieur à la moyenne européenne), la sécurité d’approvisionnement et l’absence d’émission de gaz à effet de serre.

Je suis heureux de constater que la Pologne partage avec la France la vision d’un MIX énergétique où le nucléaire a sa place et qu’elle continue activement à préparer la mise en place de son programme nucléaire avec notamment l’adoption d’un cadre législatif approprié et la création du NCBJ.

Parallèlement, la collaboration initiée, voilà 2 ans, entre le CEA et les acteurs polonais de la formation et de la recherche au travers d’un accord cadre avec la PAN et d’un MOU avec 6 instituts ayant compétence dans le domaine du nucléaire se renforce et témoigne de la dynamique qui se met en place.

Pour donner quelques exemples, je citerai :
- le jumelage du centre d’information du public de Swierk et du Visiatome et de la participation de ce dernier au pique-nique de la Science en mai dernier,
- le renforcement des collaborations entre les réacteurs de recherche MARIA et RJH avec la perspective d’un renforcement des synergies entre les deux réacteurs,
- la participation commune à la plateforme européenne SNETP dont la conférence générale se tiendra la semaine prochaine ici à Varsovie,
- la participation commune de la France et de la Pologne au projet de recherche de réacteur rapide à gaz ALLEGRO,
- l’initiation de collaborations dans le domaine de la robotique,
- la formation de professeurs d’Universités polonaises qui s’est déroulée en 3 phases dont la dernière est encore en cours aujourd’hui à Saclay.

Toujours, dans le cadre de la formation, je me dois aussi de souligner l’effort qui a été poursuivi cette année dans le domaine des outils de simulation, avec notamment la réalisation de stages dédiés à l’utilisation des outils de simulation développés au CEA. Les personnes formées cette année vont maintenant pouvoir utiliser ces codes dans leurs domaines de recherches à Cracovie au sein de l’AGH, de l’université Polytechnique de Varsovie et du NCBJ.

Les codes de calcul sont des vecteurs essentiels de la connaissance, ils sont la connaissance, ils nous permettront de collaborer ensemble encore plus efficacement dans les prochaines années. C’est la raison pour laquelle je suis particulièrement heureux de vous informer que la transmission de nos codes de calcul est désormais possible.

Pour conclure je me réjouis de célébrer aujourd’hui le deuxième anniversaire d’une collaboration dont le renforcement augure d’un avenir fructueux.

Hervé BERNARD, Varsovie, 24 novembre 2011

Dernière modification : 17/03/2014

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