Discours à la délégation du CRIF (17 avril 2013) [pl]

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Monsieur l’Ambassadeur d’Israël,

Monsieur le Président du CRIF,

Monsieur le Président de l’Association Franco-Polonaise pour la Promotion de la Culture Juive,

Madame la Présidente du CRIF Toulouse Midi-Pyrénées,

Monsieur le Président du CRIF Bordeaux-Aquitaine et Président de l’Ordre des Médecins de la Gironde,

Mesdames et Messieurs les membres de la délégation du CRIF,

Chers amis,

Je suis heureux de vous accueillir dans un moment aussi particulier et lourd de signification dans l’histoire de la mémoire en Pologne, mais aussi alors qu’un chemin considérable a été parcouru, depuis un an, dans les rapports entre la France et la Pologne et alors que nos deux pays vivent une relation de plus en plus intense.

Dans deux jours, M. Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants, représentera le gouvernement français aux commémorations d’une tragédie, issue funeste du sursaut, au nom de la dignité, de centaines de milliers d’êtres humains condamnés à une mort certaine. C’est ce vendredi 19 avril, en effet, que sera célébré, à l’instigation du Président Komorowski et de la Maire de Varsovie, Mme Gronkiewicz-Waltz, le 70e anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie.

Les mots sont impuissants, il me semble, à exprimer la souffrance et le désespoir d’une population affamée et désarmée qui a porté cet acte d’héroïsme des semaines durant. Nous rendrons hommage après-demain à ses auteurs, pour la plupart anonymes.

Sept décennies plus tard, la renaissance de la vie juive en Pologne et la part qu’y prennent les autorités polonaises sont autant de signes de vie.

C’est là le sens qu’il faut assigner, également, à la création du nouveau Musée d’Histoire des Juifs de Pologne que nous découvrirons vendredi, pour une pré-inauguration, en attendant l’inauguration effective de cette institution voulue par l’Etat polonais, par la Ville de Varsovie et par les communautés juives du monde – parmi elles, nombre de Français. Il est prévu qu’il accueille près de 500 000 visiteurs par an. Rappelons, à titre d’exemple, que le Musée juif à Berlin est à présent le deuxième monument le plus visité de cette ville.

Berlin, Varsovie, deux villes qui maintenant se consacrent de manière remarquable à la préservation et à la promotion de ce qui fut une part intégrante de la culture et de l’histoire de leur pays.

Cette renaissance et ce travail de vie là où a régné la mort ne peuvent laisser la France indifférente.

Dans son discours l’an dernier, au moment de la commémoration de la Rafle du Vél’d’Hiv, le Président de la République a rendu hommage aux Justes de France, à ces femmes, à ces hommes, anonymes, humbles, modestes, qui ont pris les plus grands risques pour sauver des vies d’enfants, de femmes et d’hommes. Je n’oublie pas, M. le Président qu’avant de présider le CRIF vous aviez présidé Yad Vashem, l’organisation consacrée à la recherche des Justes et à la mise en place de l’hommage qui doit leur être légitimement rendu.

M. Kader Arif vient ici dans cet esprit et c’est d’éducation mémorielle et de coopération franco-polonaise dans ce champ que le ministre et sa délégation s’entretiendront avec les autorités polonaises.

C’est pourquoi je suis moi-même particulièrement heureux et honoré d’accueillir ici aujourd’hui, d’ores et déjà, votre délégation et notamment vous, M. Prasquier, dont l’expérience de ce pays est si personnelle.

Je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 18/04/2013

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