Discours à l’occasion du diner en l’honneur de l’amicale gaulliste du Sénat (le 22 mai 2015)

Monsieur le président,

Madame la vice-présidente, Monsieur le vice-Maréchal,

Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Mesdames et Messieurs,

C’est un plaisir et un honneur pour moi de vous accueillir à la Résidence de France en Pologne pour ce dîner en l’honneur de l’Amicale gaulliste du Sénat.


Je me réjouis du déplacement de votre Amicale en Pologne, sur une terre qui a compté pour le général de Gaulle. En effet, il y a presque un siècle, le jeune capitaine de Gaulle effectuait alors deux séjours en Pologne, d’avril 1919 à mai 1920, puis de juin 1920 à la fin du mois de janvier 1921. Tout d’abord comme instructeur auprès de l’armée polonaise, à la forteresse de Modlin puis à l’Ecole d’infanterie de Rembertow. Puis, comme officier, en participant directement aux opérations de la contre-attaque, fulgurante et victorieuse, conduite par Joseph Piłsudski contre les forces bolchéviques repoussées alors jusqu’à Kiev. Seul Français décoré pour ce fait d’armes de la « Virtuti militari » polonaise, Charles de Gaulle, entretemps devenu président de la République, aura l’occasion de revenir en Pologne en 1967, lors d’un voyage officiel qui a marqué les esprits, notamment à Zabrze, qu’il qualifia de : « ville la plus silésienne de toute la Silésie, c’est-à-dire la plus polonaise de toutes les polonaises ». A l’occasion de ce voyage, il appellera la Pologne à "prendre conscience de sa valeur" sans éprouver aucun complexe vis-à-vis de l’URSS ou de l’Allemagne. A Varsovie, il aura également au cours de son séjour l’occasion de poser la première pierre de cette ambassade.


La relation franco-polonaise doit beaucoup à l’homme du 18 juin. Cette relation, qui a toujours été amicale entre nos deux pays, comme l’atteste le fait qu’ils ne se soient jamais fait la guerre, s’est depuis fortement densifiée. En effet, ces dernières années ont permis à la relation bilatérale franco-polonaise d’atteindre un niveau de proximité jamais égalé, comme le démontre le nombre de visites officielles ou de travail entre les deux pays. A titre d’exemple, depuis janvier dernier, se sont successivement déroulées la visite du Président de la République en Pologne, à l’occasion de la commémoration du 70ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, la visite en France de Mme Ewa Kopacz, pour des consultations intergouvernementales entre nos deux pays, celle du Premier ministre à Gdansk puis à Varsovie, celle effectuée dans le cadre du triangle de Weimar qui unit Paris, Berlin et Varsovie, par le Ministre des affaires étrangères, accompagné de son homologue allemand, puis plus récemment encore celle du Ministre de la Défense à l’occasion d’un exercice conjoint franco-polonais à Drawsko Pomorskie puis des commémorations liées à la fin de la seconde guerre mondiale.


Depuis hier, la Pologne accueille ---la visite de votre délégation. Votre déplacement, qui comporte, outre la dimension historique et mémorielle, un volet politique avec les rencontres que vous avez eues hier avec vos homologues du Sénat, nourrit avantageusement la relation d’amitié entre nos deux pays. En effet, la diplomatie parlementaire est, comme chacun le sait, l’intangible compagnon de la diplomatie gouvernementale. Elle permet notamment de tisser des liens durables entre les pays grâce aux relations humaines nouées au fil des années par leurs acteurs. Je me réjouis à ce titre de la présence parmi nous du vice-maréchal du Sénat polonais que vous avez eu l’occasion de rencontrer hier.


Avant de passer la parole au Président du Sénat puis de nous installer pour le dîner, lequel comporte une table placée et sept tables au placement libre, permettez-moi de porter un toast en l’honneur de votre déplacement qui permet, outre de cultiver la mémoire toujours vivante du général de Gaulle en Pologne, de renforcer les liens d’amitiés entre nos deux pays. Vive la Pologne, vive la France, vive l’amitié franco-polonaise !

Dernière modification : 22/05/2015

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