Discours à l’occasion du cocktail de Noël offert par l’équipe de France Nucléaire

Discours de M. l’Ambassadeur
Lors du cocktail de Noël offert par l’équipe de France Nucléaire à
l’Ambassade de France
Le 19 décembre 2013

Madame le Ministre, Monsieur le Ministre,
Monsieur le Marechal,
Monsieur le Président de la Commission,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout d’abord vous dire à quel point je suis heureux de recevoir toutes les personnalités qui m’ont fait l’honneur de venir ici ce soir à notre cocktail. Celui-ci nous donne l’occasion de nous retrouver dans une atmosphère d’avant-fêtes, au terme d’une année chargée, en particulier dans la relation entre nos deux pays, qui, comme le disait le Premier ministre Tusk le 29 novembre, n’a jamais été meilleure dans notre histoire.

Cette situation n’a rien de fortuit, elle est le fruit d’une volonté politique, partagée par nos deux gouvernements, de faire fond sur nos nombreuses convergences d’intérêts – de vision, aussi, pour l’Europe – pour œuvrer ensemble à faire progresser l’Europe sur le chemin de la croissance, de la cohésion, de l’intégration.

Parmi ces convergences, j’ai pu constater que la France comme la Pologne partagent cette conviction que l’énergie est une question cruciale pour les pays développés, que notre économie, notre croissance, notre compétitivité, notre souveraineté même dépendent pour une bonne part de la façon dont nous la produisons. La France a choisi l’énergie nucléaire comme principal pilier de son bouquet énergétique et la Pologne voit elle aussi une place pour le nucléaire dans son mix énergétique. Le gouvernement polonais s’apprête du reste à approuver son programme nucléaire, qui sera certainement l’un des piliers d’une politique soucieuse de réduire l’empreinte carbone.

Cette proximité de choix entre nos pays nous a conduits, la France et la Pologne, à travailler ensemble, à coopérer techniquement, scientifiquement, technologiquement et à inscrire cette démarche dans la durée.

Cette coopération existe déjà et elle se développe dans le cadre des accords de collaboration avec le NCBJ, l’ICHTJ, l’université Technologique de Varsovie, de Wroclaw et de Gdansk, conclus avec le CEA, avec AREVA et avec EDF. Ces coopérations sont très actives autour de projets importants, mais aussi autour des infrastructures. Je pourrais également évoquer le transfert des codes de calcul développés en partenariat par le CEA, EDF et AREVA.

Au cœur de cette collaboration doit se trouver la sûreté nucléaire, elle est une priorité absolue, je sais d’ailleurs que l’autorité de sûreté française a signé un accord avec la PAA en juillet 2012, et que les deux organismes se retrouvent dans les instances européennes, discutent, travaillent ensemble.

La sûreté ne peut être assurée sans le développement et le maintien de compétences. Je rappellerais à ce titre la formation en France d’une vingtaine de professeurs dans le cadre du programme « train the trainer », les séminaires sur la sûreté, les déchets, des séminaires très techniques comme ceux liés aux codes de construction dont la 3ème édition s’est déroulée ici-même il y a moins d’une semaine, regroupant quelque 60 personnes. Et puisque nous parlons de séminaires, j’ai plaisir à citer également la session de la commission de l’économie nationale sur le thème « le programme nucléaire polonais et l’expérience française ».

La coopération institutionnelle en matière nucléaire entre la France et la Pologne se situe donc au meilleur niveau et montre l’engagement de la France pour accompagner la Pologne dans son programme nucléaire. Il pourrait conduire les entreprises de nos deux pays, le moment venu, à travailler ensemble, comme cela a d’ailleurs a déjà été le cas lors de la construction de la centrale Olkiluoto 3 en Finlande, où le polonais était la langue la plus fréquemment parlée par les employés sur le chantier.

Et puisque nous nous nous approchons de la période des vœux, tel est certainement le vœu que je formerai, pour la France et pour la Pologne.

En vous remerciant à nouveau de votre présence ici, je veux maintenant, sans plus tarder, donner la parole aux représentants des entreprises françaises AREVA et d’EDF, M. Loïc Eloy et M. Jacques Sacreste.

Dernière modification : 20/12/2013

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